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Notes et écrans

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Cela peut arriver mais très rarement avec une telle intensité. Oui, cela arrive. Dans le flot d’infos, d’images et de vidéos qui arrivent à nous, flux permanent, on se surprend à s’arrêter. À tout arrêter. À regarder de nouveau, tellement c’est bouleversant. Quand le compagnon d’Agnès Lassalle, enseignante mortellement poignardée à Saint-Jean-de-Luz, se présente devant le cercueil, sur le parvis de l’église de Biarritz, que les premières notes s’élèvent, qu’il les accompagne par la grâce et la légèreté d’une danse solo mais où l’absente est si présente, alors on éprouve comme un vertige. 

Un vertige d’humanité. Un sommet pour regarder de très haut, et de très loin, tout ce qui nous éloigne de l’essentiel. J’ai écouté bien des commentaires, des analyses, sur ce drame. Sans jamais y trouver ce qui pourrait nous élever. Dans de tels moments, tout ce qui relève, de près ou de loin, à un début de récupération politique est d’une telle indignité. Et puis, le compagnon d’Agnès Lassalle a dansé entouré de femmes et d’hommes liés par la même passion. 

Autre arrêt. Dimanche soir, avec un autre écran. Celui de la télévision, sur France 5, qui diffusait le documentaire réalisé par Edouard Bergeon, « Le monde en face, l’amour vache ». Au printemps 2020, Bernard et Sylvie Dahetze, éleveurs à Ozenx-Montestrucq dans le Béarn, apprennent que tout leur troupeau de Blondes d’Aquitaine doit être abattu en raison d’un cas de tuberculose détecté sur une seule vache. Le documentaire présente la manière dont le couple va se battre, pendant trois ans, pour ne pas être emportés. Pour survivre malgré les épreuves. Et cette phrase de l’éleveur : « il faudrait remettre de l’humain ».

Un dernier arrêt dominical avant d’éteindre les écrans : l’ami Christian Laborde, sur LCP, Rembob’ina, consacré à Claude Nougaro, « au commencement était le verbe ». Souvenirs d’Uzeste musical, dans mon sud-Gironde natal, avec Maurice Vander, Pierre Michelot et Bernard Lubat. Laborde, qui ne devait pas être loin, se souvient d’une confidence de Vander, qui fut aussi le pianiste de Charles Aznavour. « Aznavour chantait sur la musique, Nougaro dans la musique ». C’est beau. C’est humain. 

« Dansez sur moi, dansez sur moi le soir de mes funérailles

Que la vie soit feu d’artifice et la mort un feu de paille

Un chant de cygne s’est éteint mais un autre a cassé l’œuf

Sous un saphir, en vrai saphir miroite mon sillon neuf ».


Image by svklimkin from Pixabay.


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