Par Patrick Le Hyaric
La guerre américano-israélienne déclenchée contre l’Iran, en violation du droit international, ne libère pas le peuple Iranien du joug d’une implacable théocratie, mais place la planète dans une insécurité mondiale inédite.
Les ripostes iraniennes tous azimuts sur les pays du golfe Persique et la fermeture du détroit d’Ormuz portent en germe la dangereuse escalade dans une crise difficilement maîtrisable si des efforts ne sont pas produits pour ouvrir les chemins de la paix.
Passage stratégique par lequel transite un tiers du commerce mondial des engrais, un cinquième du pétrole et du gaz, le détroit d’Ormuz est devenu le cœur névralgique de l’organisation économique mondiale, révélant ses fragilités et ses vulnérabilités dont les peuples sont les victimes.
La recherche, coûte que coûte, d’un taux de profit maximum de quelques grandes firmes capitalistes multinationales a conduit à ne retenir aucun enseignement de la crise financière de 2008, ni des effets de la pandémie de Covid. Celles-ci avaient pourtant montré à quel point l’interdépendance des chaînes de valeur était préjudiciable à l’efficacité économique, écologique, sociale et au bout du compte à la sécurité humaine.
Cette interdépendance constitue aujourd’hui un risque pour la sécurité énergétique et alimentaire mondiale. En effet, continuer à rendre dépendants les systèmes agricoles et alimentaires aux apports d’engrais et d’énergies fossiles porte le risque d’augmentations considérables des prix alimentaires ici, là de pénuries alimentaires, et ailleurs de nouvelles famines. Pendant que les paysans-travailleurs seront plongés dans des difficultés encore plus grandes.



Vous devez être connecté pour publier un commentaire. Login