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L’alimentation, grande cause populaire

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Un objet du quotidien, tout simple, rond le plus souvent, est le réceptacle d’une lutte des classes globale, féroce. Un objet usuel dans la plupart des foyers. Une assiette, des assiettes que l’on transmet parfois de génération en génération, marquées par l’usure du temps et les souvenirs des repas familiaux.

Attablés devant elles, des mangeurs contraints par la faiblesse de leur revenu et leur temps de vie rogné par le travail. Au menu, des produits industriels à bas coût, ultra transformés et marketés pour conformer les goûts et les habitudes alimentaires
aux désidératas de l’agrobusiness.

Ce combat de classe qui ne dit pas son nom se déroule chaque jour, sous nos yeux, aux heures des repas, dans des assiettes, parfois bien vides, garnies d’aliments qui n’apportent pas les nutriments nécessaires et, de surcroît, sont mauvais pour la santé. En réalité, leur fonction principale est d’engraisser toujours plus les multinationales de l’agroalimentaire, de la grande distribution et leurs actionnaires.

D’un côté, celles et ceux qui n’ont que leur travail, leur allocation ou leur pension de retraite pour vivre et se nourrir. De l’autre, les firmes mondiales de l’agrobusiness, de la chimie, du machinisme agricole et les cinq mastodontes de la grande distribution (E. Leclerc, Carrefour, Intermarché, Auchan et Coopérative U) qui dominent l‘achat de 80 % des produits alimentaires en France.

Sans oublier les fantassins de cette guerre du marché mondial de l’alimentation. Les travailleuses et travailleurs paysans qui n’arrivent pas à vivre de leur travail ainsi que les ouvrières et ouvriers, sous payés et exploités, des usines de l’agroalimentaire et de toute la chaîne de la distribution. Sans oublier les paysans et les travailleurs pauvres de tous les continents, parfois réduits à l’esclavage pour produire des matières premières alimentaires vendues à bas prix ici, en concurrence avec les productions des agriculteurs français et européens.

Dans des cargos chargés à bloc, des millions de tonnes de soja produit sur la déforestation de l’Amazonie traversent l’océan pour nourrir du bétail en France et en Europe. Des animaux et des produits carnés font le tour du globe pour satisfaire aux lois d’airain du libre-échange, au mépris total de l’environnement, du bien être animal, de la santé et du travail humain.

Ainsi, la réponse à ce besoin primaire, manger, est sous l’emprise du capitalisme financiarisé et mondialisé qui mène partout une guerre économique destructrice des humains, des sociétés, du vivant et de la planète.
Et, cette marchandisation outrancière tend à individualiser et standardiser les habitudes alimentaires, les cultures gastronomiques, les rituels du repas, la convivialité, le temps du partage.

Pendant que les files d’attentes des distributions alimentaires s’allongent dans notre pays, la faim frappe près de 10 % de la population mondiale. Au total, en 2024, plus de 733,4 millions de personnes étaient chroniquement sous-alimentées, soit 36 % de plus qu’il y a dix ans, selon les estimations issue des travaux de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Programme alimentaire mondial, du Fonds international de développement agricole (FIDA), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Unicef.

Des paysans qui n’arrivent plus à vivre de leur travail, la faim qui n’en finit pas de faire des millions de victimes, des produits alimentaires dangereux pour la santé et l’environnement… Sous la férule du capitalisme, aujourd’hui, la faim tue, manger tue.

Alors que le Droit à une alimentation adéquate, saine, accessible, de qualité et en quantité suffisante, est établi par les organisations des Nations unies, la plupart des États et des pouvoirs politiques serviles, laissent les mains libres aux tenants de l’agrobusiness.

Désormais, la lutte pour la réalisation du droit à l’alimentation est un enjeu populaire mondial pour l’extraire des griffes du marché capitaliste. L’alimentation doit redevenir l’affaire de toutes et tous par l’avènement d’une démocratie alimentaire, du sol à l’assiette, qui garantit partout un droit à l’alimentation, plein et entier.

Pour nous, c’est un combat communiste fédérateur de notre temps contre ce capitalisme vorace qui s’engraisse sur l’exploitation de la nature, du travail et des besoins humains, même vitaux.

Un combat politique, économique, social, écologique, culturel, civilisationnel.

Puisse La Terre être utile à toutes celles et ceux qui s’engagent, à leur façon, à la ville et à la campagne, ici et à travers le monde, dans cette bataille existentielle pour garantir le droit à des aliments choisis, bons pour le goût et la santé, dont la production permette de vivre et de préserver la nature. C’est notre engagement.

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