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Dossier services publics. Point de vue du droit :
De l’utilité des DDE, DDAF et DDASS
Les ruraux et leurs élus le savent bien, les DDE, les DDASS, les DDAF sont utiles et efficaces. Le seront-elles toujours après fusion (DDE + DDA = DDEA puis DDT) ou disparition (DDASS remplacées par les ARS) et centralisation dans le cadre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) dont le but est de faire des économies sur le dos du personnel et des usagers ?
L’assistance technique des DDELes DDE désormais appelées DDT (Directions départementales des territoires) après avoir fusionné avec les DDAF pour s’intituler DDEA ont pour missions :
Le déneigementIl est assuré de plus en plus par les communes ou les communautés de communes à fiscalité propre soit par un employé municipal soit, sous réserve de passer une convention approuvée par le conseil municipal (ou l’assemblée délibérante), un agriculteur local, soit encore en faisant appel à un prestataire privé (autre qu’un agriculteur). Dans tous les cas, ça ne coûte plus un sou à l’Etat (ex-DDE), c’est le contribuable local qui paie. Sans compter que la commune ou la communauté de communes doit acheter les équipements nécessaires au service hivernal sans oublier sel et sable. Les aides techniquesLes communes rurales peuvent, après délibération du conseil municipal, autoriser le maire à passer des conventions avec les DDT ou DDEA (ex-DDE) afin de bénéficier de l’ATESAT (Assistance technique pour des raisons de solidarité et d’aménagement du territoire) en matière de voirie, d’urbanisme, d’habitat et de l’assistance technique pour l’assainissement notamment non collectif et l’eau. Cela a toujours existé sauf que, ce service gratuit est devenu payant, donc à la charge des contribuables locaux (voir encadré ci-contre). Et ce service est de moins en moins bien rendu du fait de la fusion DDE et DDAF : fermeture de sites (par exemple dans le Loir-et-Cher six implantations sur neuf ont été fermées), diminution des effectifs, suppression de certaines tâches, augmentation du territoire d’intervention etc. Un bon filon pour le privé de prendre le marché comme ce fut le cas pour l’assainissement et l’eau avec Veolia, Vinci, Bouygues etc. Et bien évidemment le contribuable va passer à la caisse sur la base d’un tarif autrement plus salé que celui actuel. La fin des DDASSCette année les ARS (Agences régionales de santé) vont remplacer, si ce n’est pas déjà fait, les DDASS et avec elles à un service public de proximité. Au-delà de l’aspect humain, quid de leurs missions et du règlement sanitaire départemental dont nos lecteurs connaissent l’importance en milieu rural.
La DDASS ce n’est pas seulement des enfants placés, des adultes à problème, des logements insalubres et des mesures sanitaires en cas de grippe aviaire ou d’épizooties qui font la une des médias. C’est aussi notamment à la campagne :
par Daniel Roucous
droucous@laterre.fr
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