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![]() Santé vétérinaire :
Le coin vétérinaire : reconnaître les maladies des chiens
Quelles sont les principales maladies pouvant toucher Médor ? Quels en sont les symptômes ? Loin d’être exhaustif, le petit inventaire suivant ne saurait remplacer une consultation chez un vétérinaire pour obtenir de bons diagnostics et de bon traitements.
La parvoviroseBaptisée gastro-entérite hémorragique, elle se caractérise par l’apparition de vomissements et de diarrhées souvent hémorragiques. Due à un virus très résistant à la lumière, à la chaleur, à de nombreux détergents et à l’alcool, elle peut conduire à une mort rapide après un temps d’incubation de 3 à 4 jours. Un vaccin existe pour l’éviter. Un chien contaminé peut être sauvé avec un traitement très onéreux faisant appel à des interférons (molécules antivirales) ou à une transfusion sanguine. Le protocole de soin de la parvovirose permet aussi de lutter contre l’hépatite de Rubarth, parfois mortelle et affectant particulièrement le foie, les reins, les yeux et les poumons d’un chiot. Toux de chenilMaladie virale compliquée d’une surinfection des voies respiratoires par des bactéries le plus souvent baptisées bordetelles (*), cette affection prospère souvent dans les lieux où sont rassemblés plusieurs chiens, d’où son nom, ou dans des locaux très mal ventilés. Elle génère notamment de fortes poussées de fièvre et des écoulements plus ou moins purulents au niveau des naseaux. Un chien non vacciné peut guérir après de longs soins à base d’antibiotiques. Ou avec des inhalations nécessitant son immobilisation dans une niche recouverte d’une épaisse couverture. La piroplasmoseCette maladie d’origine virale, ressemblant beaucoup au paludisme chez l’homme, est transmise au chien par la morsure d’une tique. Elle est responsable de l’éclatement de ses globules rouges. Le chien est alors très fatigué, ses urines deviennent brunes, couleur rouille, voire rouge sang. Les reins se bloquent, le chien meurt peu après. Un vaccin existe contre cette redoutable maladie, mais il n’est pas une garantie absolue dans les régions très infestées par les tiques. Au-delà de la vaccination, il est alors fortement recommandé de protéger l’animal en le traitant régulièrement avec des produits anti-tiques. Transmissible à l’homme, la maladie de Lyme est le plus souvent consécutive elle aussi à une morsure de tique. Elle entraîne notamment un gonflement et un réchauffement brutal des articulations. Traitement à titre curatif avec des antibiotiques et à titre préventif avec un vaccin. Il y a lieu là aussi de traiter régulièrement le chien avec des produits anti-tiques. La rage et la leptospiroseD’origine virale, la première est transmissible à l’homme par morsure, griffure ou léchage d’une plaie. Elle entraîne de graves dérèglements nerveux conduisant à la paralysie et à la mort en quelques jours. Les cas de rage subsistant en France sont pour la plupart consécutifs à l’importation d’animaux provenant de pays où la vaccination n’a pas cours. Celle-ci s’impose donc. Mais elle n’est administrativement valable que si l’animal est correctement identifié. Ce qui ne semble pas toujours avéré en cas d’importation. La seconde est elle aussi transmissible à l’homme, via notamment une consommation d’eau contaminée par des rongeurs. Elle se caractérise entre autres par la couleur des yeux, de la bouche et de la peau virant au jaune orangé. Traitement possible avec de la pénicilline. Vaccination fortement recommandée. L’insuffisance rénaleSe détruisant de façon chronique ou brutale, les reins éliminent de plus en plus mal les toxines produites par l’organisme. Elles s’accumulent. Le chien est de plus en plus fatigué, il ne s’alimente presque plus, vomit souvent, ses selles sont jaunes, il n’urine plus. Un vétérinaire le placera sous perfusion. Si tout se passe bien, il prescrira une alimentation beaucoup moins riche en protéines, et un traitement médical visant à faciliter le travail des reins. L’auteur de ces quelques lignes se souvient des yeux d’une gentille petite chienne victime de cette affection qui lui ont dit un triste jour : « bye bye ». [1] [1] (*) Baptisées bordetelles, ces bactéries tirent leur nom du professeur Jules Bordet, prix Nobel 1919 de médecine et de physiologie, qui les a isolées en 1906. par André Danger
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