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Action sanitaire et sociale :
De l’utilité des DDASS
En créant les ARS (Agences régionales de santé), la loi « hôpital » met fin aux DDASS et avec elles à un service public de proximité. Au-delà de l’aspect humain, quid de leurs missions et du règlement sanitaire départemental dont nous rappelons l’importance en milieu rural.
Les missions des DDASSLa DDASS ce n’est pas seulement des enfants placés, des adultes à problème, des logements insalubres et des mesures sanitaires en cas de grippe aviaire ou d’épizooties qui font la une des médias. C’est aussi notamment à la campagne :
Les puits et forages (article 10 du RSD)Nous l’avons annoncé dans notre édition du 24 mars 2009 et sur notre site Internet www.laterre.fr, l’article 10 du règlement sanitaire départemental et l’article L2224-9 du code général des collectivités territoriales obligent à déclarer en mairie les puits et les forages. Cette déclaration doit être faite avant le 31 décembre 2009 au moyen du formulaire Cerfa n° 13837*01 dit « Déclaration d’ouvrage, prélèvements, puits et forages à usage domestique ». L’article 10 du RSD dit aussi que la margelle doit s’élever à 0,50 mètre au-dessus du sol ou du niveau des plus hautes eaux connues si le terrain est inondable. Le sol lui-même doit être rendu étanche sur un rayon de 2 mètres autour du puits. Il précise que l’ensemble de l’ouvrage doit être maintenu en bon état d’entretien et en état constant de propreté. A cet effet, le maire peut ordonner son nettoyage et sa désinfection sous le contrôle de la DDASS. Enfin, il dit bien que si l’eau du puits n’est pas potable, il doit être apposé l’inscription « EAU DANGEREUSE A BOIRE » muni du pictogramme caractéristique. A défaut, le maire peut, en vertu cet article 10 du RSD, ordonner la mise hors service ou le comblement définitif du puits. Les citernes (article 12 du RSD)Les citernes sont exclusivement destinées à recevoir l’eau de pluie. A ne pas confondre avec les équipements de récupération d’eau de pluie qui eux font l’objet de l’arrêté du 21 août 2008 et ouvrent droit à un crédit d’impôt (La terre du 16 septembre 2008). Ainsi aux termes de l’article 12 du règlement sanitaire départemental, elles doivent être étanches et protégées des pollutions externes. Elles doivent comporter un dispositif d’aération muni d’un treillage inoxydable à maillons de 1 mm au maximum pour empêcher les insectes et les petits animaux d’y pénétrer. Les parois intérieures doivent être en matériaux inertes vis à vis de l’eau de pluie. Les matériaux destinés à maintenir l’étanchéité doivent être conformes. Elles doivent être nettoyées et désinfectées une fois par an. Sur les couvertures des citernes enterrées un revêtement de gazon est seul toléré, à l’exclusion de toutes autres cultures. L’usage de pesticides, de fumures organiques ou autres y est interdit. L’utilisation de canalisation en plomb pour le transport et la distribution de l’eau est interdite. L’utilisation de l’eau de citerne pour les besoins domestiques est interdite pour toutes constructions nouvelles, pour celles existantes, la potabilité de l’eau doit être établie et surveillée. Les animaux dans et aux abords des habitations (article 26 du RSD)Cet article interdit d’attirer systématiquement ou de façon habituelle des animaux, notamment les pigeons et les chats, quand cette pratique est une cause d’insalubrité ou de gêne pour le voisinage. Par ailleurs, les clapiers, poulaillers et pigeonniers doivent être maintenus constamment en bon état de propreté et d’entretien. Leur fumier doit être évacué en tant que besoin pour ne pas incommoder le voisinage. Donc pas de distance vis-à-vis du voisinage pour les petits élevages familiaux mais propreté afin d’éviter les odeurs. Concernant la divagation des chiens et des chats, l’article 99-6 du RSD interdit de les laisser vaquer dans les rues, sur les voies publiques et dans les halles et marchés. L’article L211-23 du code rural définit l’état de divagation et les articles L211-11 à L211-16 obligent les propriétaires des chiens dangereux (Rottweillers, Terriers, Tosas, Mastiffs et assimilés) à les tenir en laisse et muselés. Les cadavres d’animaux (article 98 du RSD)Selon cet article, il est interdit de déposer les cadavres d’animaux sur la voie publique ou dans les ordures ménagères ainsi que de les jeter dans les mares, rivières abreuvoirs, gouffres et bétoires, ou de les enfouir à moins de 35 mètres des habitations, des puits, des sources et dans les périmètres de protection des captages.
Leur destruction doit être assurée conformément aux prescriptions du code rural (article L226-1 à L226-9), à savoir :
Les dépôts sauvages et encombrants (article 84 du RSD)Tout dépôt sauvage d’ordures ou de détritus de quelque nature que ce soit ainsi que toute décharge brute d’ordures ménagères sont interdits. L’article 84 en question combiné avec l’article L2212-2 du code général des collectivités territoriales, permet aux maires d’ordonner la suppression ou, faute d’exécution, de procéder aux travaux d’enlèvement des dépôts sauvages même sur une propriété privée. L’alinéa 5 de l’article L2212-2 dit bien, en résumé, que le maire doit faire cesser les pollutions de toutes natures. Et l’article L541-3 du code de l’environnement conforte cette obligation en énonçant que « au cas où des déchets sont abandonnés, déposés ou traités contrairement à la loi et au règlement sanitaire, le maire (la DDASS en cas de carence du maire) peut, après une mise en demeure sans effet, assurer d’office l’élimination desdits déchets aux frais du responsable. » De même les encombrants sont interdits sur la voie publique. De deux choses l’une : les apporter à la déchetterie ou appeler le service des encombrants. L’utilisation agricole des résidus verts (article 93 et 94 du RSD)Les ordures ménagères, marcs de fruits, drêches et pulpes utilisés pour la culture peuvent être selon ces deux articles du règlement sanitaire départemental :
Bassins, auges, mares et insectes (article 121 du RSD)Afin d’empêcher la prolifération d’insectes vecteurs d’épizootie, cet article du règlement sanitaire oblige les propriétaires de bassins d’ornement et d’arrosage, d’auges pour animaux et récipients divers à les vider complètement et les nettoyer au moins une fois par semaine. Les mares voisines des habitations doivent faire l’objet de désherbage et d’épandage de produits larvicides agréés. En cas d’insalubrité, le maire ou la DDASS peuvent ordonner le comblement des mares. Démarches pour faire appliquer le règlement sanitaireUne précision d’abord : le règlement sanitaire départemental (RSD) s’applique à défaut de textes de loi codifiés ou en complément de la loi. Donc il fait force de loi et le maire doit le faire appliquer si besoin est (article L1421-4 du code de la santé publique).
De ce fait, toute personne subissant une nuisance relevant du règlement sanitaire départemental (RSD), doit saisir le maire afin qu’il fasse respecter ce règlement.
A partir de là de deux choses l’une :
Les feux de jardin et dans les champsLe brûlage de tous déchets ménagers, ordures comprises, en plein-air est interdit par le règlement sanitaire départemental.- articles 84 et 85.
Ce règlement interdit également leur destruction au moyen d’un incinérateur individuel et même collectif. Cependant, l’utilisation d’un incinérateur conforme peut être autorisée par le préfet (voir DDASS) s’il n’est pas possible d’utiliser d’autres moyens autorisés pour éliminer les déchets.
Le brûlage des végétaux de jardin est réglementé quand il n’est pas interdit. En effet, il faut savoir que :
par Daniel Roucous
droucous@laterre.fr
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