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Le règlement du service des eaux
C’est la commune ou le groupement de communes qui établit le règlement de service des eaux, même si ce service est délégué. Il doit être tenu à disposition du public et même adressé aux usagers lors de leur abonnement.
Le règlement, responsabilité des communes Si vous consultez le code général des collectivités territoriales, vous lirez à l’article L. 2224-12 relatif aux règlements des services des eaux (modifié par la loi sur l’eau du 30 décembre 2006) que : « les communes et les groupements de collectivités, après avis de la commission consultative des services publics locaux, établissent, pour chaque service d’eau ou d’assainissement dont ils sont responsables, un règlement de service définissant, en fonction des conditions locales, les prestations assurées par le service ainsi que les obligations respectives de l’exploitant, des abonnés, des usagers et des propriétaires. » Il est donc clair que se sont les communes qui sont responsables du contenu du règlement du service des eaux, qu’il soit établi par elles ou par l’exploitant comme cela arrive souvent. De toute façon, il doit être adopté par délibération du conseil municipal ou de l’assemblée délibérante de l’EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale). L’information des consommateurs Jusqu’à présent, c’est toujours valable, les consommateurs d’eau potable pouvaient prendre connaissance en mairie du règlement du service des eaux. D’ailleurs, il doit être affiché après son adoption. Le fait que le service des eaux soit en régie (communal) ou en délégation (exploitant) n’y change rien. Désormais, l’exploitant (que ce soit la commune, le syndicat intercommunal ou le délégataire) est tenu de remettre à chaque abonné le règlement de service ou de lui adresser par courrier postal ou électronique. Cette obligation découle de la loi sur l’eau codifiée à l’alinéa 2 de l’article L. 2224-12 du code général des collectivités territoriales. Celui-ci précise notamment que « le paiement de la première facture suivant la diffusion du règlement de service ou de sa mise à jour (avenant au contrat d’abonnement), vaut accusé de réception par l’abonné » Donc le règlement doit être affiché en mairie, annexé au contrat d’abonnement ou envoyé à l’abonné lors de son abonnement ou d’un avenant modificatif. Dans tous les cas, le règlement est tenu à la disposition des usagers. Le contenu du règlement
Le règlement de service, que le service soit communal ou intercommunal (régie) ou délégué à une entreprise privée (délégation de service), doit prévoir :
Branchements, compteurs et vieilles installations
Là nous abordons un sujet à polémique. Il faut donc savoir que :
Le règlement peut être contesté D’abord pour être opposable à l’usager, celui-ci doit avoir pris connaissance du règlement. Une fois que l’usager a le règlement en possession ou en a pris connaissance en mairie ou auprès de l’exploitant, il ne peut plus en contester les clauses sauf si elles sont considérées comme abusives. Les contestations se font devant le tribunal administratif. Il est donc de jurisprudence constante que les clauses d’un règlement qui mettent à la charge exclusive d’un abonné tous les problèmes survenant sur la partir privée du branchement alors qu’il n’est pas fautif, sont réputées abusives. Autre exemple : le coût du remplacement du compteur est supporté par l’abonné que si une faute peut lui être reprochée : gel du compteur faute de précautions prises par l’abonné (fermeture du robinet du compteur et protection de celui-ci en l’entourant de matière isolante, purge de l’installation). L’eau des sources individuellesJusqu’à cette année 2007, date d’effet de la publication de la loi sur l’eau du 30 décembre 2006, les eaux des sources et puits destinées à la consommation humaine devaient subir un contrôle sanitaire obligatoire.
Cette obligation n’est plus requise pour les eaux destinées à la consommation humaine provenant d’une source (ou d’un puits) individuelle fournissant moins de 10 m3 par jour en moyenne ou approvisionnant moins de 50 personnes, sauf si ces eaux sont fournies dans le cadre d’une activité commerciale ou publique.
Autrement dit, si votre puits ou votre source n’a jamais causé de problème sanitaire et qu’elle est potable, un contrôle sanitaire ne s’impose pas. Un décret devrait en dire plus, nous y reviendrons.
Ceci dit, ses sources là restent soumises aux prescriptions suivantes :
par droucous@wanadoo.fr
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