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Environnement et agriculture :
L’épandage des boues de l’épuration
Les boues ont à la fois un statut de déchets et de matière fertilisante. Elles peuvent donc être épandues à des fins agricoles sous couvert de respecter une réglementation stricte. C’est cette réglementation que nous rappelons.
Les boues d’épuration municipales
Il s’agit d’un sous-produit du traitement des eaux usées dans les stations d’épuration communales ou inter-communales.
Ce sous-produit que sont les boues, sont épandues sur les terres agricoles. Mais elle ne le sont pas sans contrôle ni étude préalables des boues et des sols, dans le respect de l’environnement, la santé et le voisinage.
Quatre types de boues municipales sont proposés à l’épandage en agriculture :
Le cadre réglementaire
Les dépenses d’assainissement devant être prises obligatoirement en charge par les communes de plus de 2.000 habitants, incluent les stations d’épuration.
Les plus petites communes ont le choix entre un système autonome et être reliées à une station d’épuration considérant qu’elles ont la possibilité de transférer la compétence de l’assainissement à un groupement de commune ou encore de choisir le système d’assainissement non-collectif.
Quant à l’épandage des boues proprement dit, il est réglementé par le décret n° 97-1133 du 8 décembre 1997 qui oblige et soumet l’épandage et le stockage :
Les obligations des communes
Les communes productrices de boues d’épuration ont l’obligation de les stocker dans des dispositifs aménagés, prévenant la production de jus et d’une capacité suffisante. Ces dispositifs doivent faire l’objet d’une étude préalable compte-tenu des contraintes du calendrier agricole.
Dans tous les cas, il faut savoir que le stockage temporaire à même le sol, sur les parcelles agricoles, est limité à 48 heures, sauf si les boues sont solides et stabilisées (fermentation achevée). L’essentiel est de prévenir tout ruissellement ou percolation de jus.
Avant tout épandage, elles doivent soumettre à l’accord de l’administration préfectorale (DDAF ou DDASS) un schéma d’organisation des épandes appelé « étude préalable ».
Comme on l’a lu au paragraphe précédent, au-delà de 800 tonnes par an, une autorisation est obligatoire.
Dans tous les cas, l’avis du Conseil Départemental de l’Hygiène (CDH) doit être sollicité.
Pour les stations de petites tailles comme cela est courant en milieu rural, une simple déclaration à l’administration préfectorale suffit, l’avis du CDH n’est pas obligatoire sauf arrêté ou circulaire préfectoral. Il faut dans ce cas attendre le récépissé de l’administration préfectorale avant d’entreprendre l’épandage.
Quelle que soit l’ampleur de l’épandage, un plan d’épandage doit être établi et transmis à l’administration préfectorale au plus tard un mois avant le début de l’épandage.
Ce document doit décrire pour l’année à venir :
Les opérations d’épandage
D’abord il faut savoir que les agriculteurs ne sont pas obligés de prendre les boues des stations d’épuration.
L’épandage doit faire l’objet d’un registre sur lequel est consigné par le producteur de boue (la commune) et non l’agriculteur :
Le voisinage et l’environnement
L’épandage des boues provoquent trois catégorie de nuisances : les odeurs, le bruit, le salissement et la dégradation des routes et des chemins.
Concernant les odeurs le Comité National des Boues propose des solutions pour les éviter :
Les distances à respecterLes boues ne doivent ni être épandues ni stockées à :
par Daniel Roucous - droucous@wanadoo.fr
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